24 HEURES - Le mercredi 19 juin 2013

Port du casque : 80% des skieurs et planchistes québécois optent pour la sécurité

08/11/2010 15h05 

95% des skieurs et planchistes de moins de douze ans portent le casque au Québec, d'après les récentes données du Conseil canadien du ski.
photo:archives 24heures
Le Québec fait bonne figure en matière de port du casque protecteur dans les sports de glisse, devant l’ouest des États-Unis, la France et la Suisse. C’est du moins ce que révèlent les dernières données du Conseil canadien du ski, attribuant à la province un taux de port du casque de 80%, dont 95% chez les moins de douze ans.

Contrairement au reste du Canada, la province note une augmentation du port du casque chez tous les groupes d’âges, notamment depuis l’introduction par les stations de ski québécoises en 2007 de l’obligation de celui-ci dans les parcs à neige.

Le Québec se démarque ainsi de la Suisse (63%), de la France (87% chez les moins de onze ans) et des États-Unis (51%), pays où le port du casque en ski chez les adultes est facultatif.

« Même si les efforts promotionnels ont porté fruits, il reste du travail. Les chiffres montrent que les consommateurs adoptent de plus en plus des équipements de sécurité, mais librement et en toute connaissance de cause. C’est une excellente façon d’infléchir des attitudes, d’autant plus qu’il est prouvé que le port du casque réduit de moitié le risque de blessures lors d’une chute », ajoute Alexis Boyer-Lafontaine, directeur des affaires publiques de l’Association des stations de ski du Québec.

À titre comparatif, le taux du port du casque chez les surfeurs et skieurs est passé de 67% en 2006 à 71% en 2010, dans toutes les stations de ski canadiennes, alors qu’il avoisinait 30% au Québec, au début des années 2000.

Une augmentation moins rapide chez certains groupes d’âge

Les dernières études font par ailleurs mention, pour l’ensemble du Canada, de taux relativement stables de port du casque chez les 18-24 ans à 63%, pour les 25-34 ans à 59% et les 35-44 à 69%.

« Chez les 18-24, la progression est plus lente, pour diverses raisons. Chez les jeunes, l’esthétisme joue pour beaucoup. Il y a une sorte de sous-culture. Porter son casque, mais sans l’attacher par exemple, lui enlève toute utilité. Certains les modifient, ce qui n’est pas recommandé », explique Louis-Frédéric Fortin, vice-président des communications de l’Organisation de la patrouille canadienne de ski (OPCS) Zone des Cantons-de-l'Est.

Marteler le message

Pour ce patrouilleur à la station de ski Orford, le message doit continuer d’être martelé, peu importe le groupe d’âge ou le style de ski.

« On n’a pas besoin d’être un acrobate pour faire une chute, explique Louis-Frédéric Fortin. On n’a qu’à se rappeler le décès de l’actrice Natasha Richardson en 2009. La chute était banale, mais fatale », se rappelle le patrouilleur.

D’après une étude du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, les blessures à la tête représentent 18% de l’ensemble des blessures survenues dans les sports de glisse, mais comptent pour 44% des blessures sévères.

Les 13 et 14 novembre prochains, au Collège Champlain de Saint-Lambert, l’OPCS liquidera près de 750 000$ d’équipements neufs et à bon prix, à l’occasion de sa levée de fonds annuelle.

 
 

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