24 HEURES - Le mercredi 14 novembre 2018

Nouvel album de Pierre Kwenders

Quand les styles se mélangent

14/10/2014 10h09 - Mise à jour 14/10/2014 10h19

Pierre Kwenders propose un disque basé sur des influences variées, tant africaines qu'électroniques.
PHOTO Courtoisie
La musique du monde se modernise sous l'emprise du Dernier empereur bantou, le nouveau disque du montréalais d'origine congolaise, Pierre Kwenders. L'afrobeat rencontre la musique électronique et puise dans des rythmes de rumba congolaise pour créer un résultat concluant.

L'artiste a choisi le titre de son album en l'honneur de l'empire bantou, une civilisation africaine qui fut dominante

«J'avais envie de piquer la curiosité des gens, de les faire s'intéresser à l'histoire de l'Afrique et d'en apprendre un peu plus sur cette culture», explique Pierre Kwenders au sujet du titre de son album.

Celui-ci se désole qu'on pense au continent africain en thermes négatifs et veut faire ressortir ces bons côtés.

«Je veux passer un message d'unité, c'est un bel endroit où vivre, où il y a une joie de vivre incroyable, malgré les misères les gens sont heureux, je pense que les gens là-bas sont peut-être plus heureux qu'ici», dit-il.

C'est en arrivant à Montréal à l'âge de 16 ans que Pierre Kwenders a commencé à chanter.

«Je me suis inscrit à la chorale de l'église de la communauté congolaise de Montréal, et c'est là que j'ai appris à avoir un peu plus confiance en moi, à travailler ma voix», explique l'artiste.

Rencontre déterminante

Lorsque ce dernier rencontre l'ancien membre de Radio Radio, Alexandre Bilodeau alias Nom de Plume, le vent tourne. Il participe à quelques chansons de l'album Havre de grâce ce qui lui donne une certaine visibilité puis enregistre deux EP, African dream et Whisky & tea qui sont d'ailleurs en nomination au 9e prix GAMIQ.

«Dans la vie, tu as toujours besoin de quelqu'un pour te donner un petit coup de pouce. J'adore la musique, mais je n'aurais jamais pensé en faire professionnellement», s'exclame-t-il.

Pour ce premier opus, Kwenders s'est entouré de collaborateurs de choix dont Jacobus (Radio Radio), Baloji et The Posterz ainsi que Poirier et Nom de plume à la réalisation.

Quant au choix de faire ce type de musique, il semble résulter du bagage musical de ce natif de Kinshasa et des influences d'Alexandre Bilodeau.

«C'est quelque chose qui s'est fait naturellement, j'ai rencontré Alexandre par un ami commun. On a commencé à faire de la musique et s'est parti de là, ça n'a pas été calculé», dit-il.

Improvisation créatrice

Instinctivement, Pierre Kwenders écoute les compositions musicales de ses collaborateurs en studio puis improvise sur ce qu'il entend.

«C'est une réaction face à la musique qui joue qui va m'inspirer tout de suite quelque chose», explique-t-il.

Pour ce qui est de l'avenir, celui-ci aimerait exporter sa musique aux quatre coins du globe.

«Autant j'ai envie de partager la culture africaine avec tout le monde autant j'ai envie de partager ce que j'ai appris ici avec les Africains, ça va dans les deux sens», conclut-il.

Quelles sont tes influences musicales ?

Africaines ? Papa Wemba Koffi Olomidé Franco Luambo Makiadi

Électroniques ? Daft punk Boundary Major Lazer Buruka Som Sistema

Lancement-concert, 14 octobre à 19h, Centre Phi, gratuit

Le dernier empereur bantou de Pierre Kwenders, disponible le 14 octobre

 
 

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