24 HEURES - Le vendredi 14 juin 2019

«Street Cuisine»

La bouffe de rue montréalaise immortalisée

18/09/2014 15h12 

Christine Plante a pris l’initiative d’aller à la découverte de ce que les rues de la métropole ont à lui faire goûter.
Photo Améli Pineda / 24 heures

À quelques semaines de la fin du projet pilote des camions de bouffe de rue dans le centre-ville, le premier livre sur la cuisine de rue montréalaise, «Street Cuisine», fait son apparition sur les tablettes des librairies.

En 2013, à l’an un du projet pilote dans Ville-Marie, l’auteure Christine Plante, a pris l’initiative d’aller à la découverte de ce que les rues de la métropole ont à lui faire goûter.

Son but est d’immortaliser le retour des «foodtrucks» à Montréal, mais surtout contribuer à l’essor de cette gastronomie «de rue» en la démocratisant.

Au total, «Street cuisine» rencontre les équipes de 25 des camions qui sillonnent la ville et dévoile une cinquantaine de recettes jusqu’ici demeurées secrètes dont la fameuse poutine au foie gras du camion Au pied de cochon ou encore le burger végé du Lucky’s truck.

Le livre offre un portrait des propriétaires des camions de rue de Montréal, qui sans savoir où le projet mènerait n’ont pas hésité à sauter dans cette aventure.

«J’étais en voyage lorsque j’ai eu envie de m’impliquer dans le projet. Je savais qu’un mouvement pour le retour de la cuisine de rue était présent à Montréal», a confié Christine Plante, qui est également blogueuse culinaire pour le site Nightlife.

Après avoir assisté à tous les rendez-vous des Premiers vendredi du mois à l’esplanade du parc Olympique et s’être faufilée à travers les camions du centre-ville, l’auteure a eu droit à une découverte inédite des dessous de l’industrie.

«Il y a eu des critiques au début du projet concernant les prix, mais ce qu’il faut comprendre c’est que l’offre à Montréal n’a rien à voir avec ce qu’on retrouve à New York ou en Asie», a-t-elle mentionné.

Elle rappelle que les restaurateurs de Montréal ont plusieurs critères à respecter et choisissent en plus de travailler avec des produits locaux.

«J’espère que mon livre servira aussi à conscientiser les gens sur cet aspect, a-t-elle souligné. Quand on paie 8 $ pour un plat, on ne peut pas se dire qu’il vaut 3 $. La cuisine de rue montréalaise est créative, on travaille avec des saveurs québécoises, en encourageant des producteurs locaux.»

«Street cuisine» offre un arrêt à travers l’offre diversifiée de cuisine offerte. C’est en feuilletant chaque page du livre qu’on réalise que le caractère multiculturel de Montréal s’est traduit jusque dans sa cuisine de rue.

 
 

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