24 HEURES - Le vendredi 22 février 2019

Toujours pas d’accès aux terrasses de l’avenue Mont-Royal pour les personnes à mobilité réduite

15/05/2011 17h22 

Laurence Parent, vice-présidente du RAPLIC ne peut visiblement pas accéder à la terrasse de cet établissement de l’avenue Mont-Royal.
Photos : Luc Cinq-Mars
Les personnes à mobilité réduite font l'objet de discrimination dans les terrasses de l'avenue Mont-Royal auxquelles elles ne peuvent pas accéder, dénonce le Regroupement des activistes pour l'inclusion au Québec (RAPLIC).

La presque totalité des terrasses de l’avenue sont aménagées sur des plateformes. Les personnes en fauteuils roulants, qui se déplacent à l’aide de béquilles ou d’une marchette ont donc d’énormes difficultés à franchir les marches qui y donnent accès.

Le RAPLIC milite depuis deux ans pour que l’arrondissement oblige les tenanciers à modifier leurs structures en ajoutant une rampe ou en abaissant la terrasse au niveau du sol. « Mais il y a un manque de volonté politique », dénonce la présidente du regroupement Linda Gauthier.

« On se fait dire qu’on ne peut rien changer à cause du code de la construction, à cause des règles, etc. raconte Laurence Parent, vice-présidente du RAPLIC. Mais ce qui n’est pas compris, c’est que c’est de la discrimination. »

Alex Norris, conseiller municipal dans le Mile-End et responsable du dossier, soutient que des défis d’ordre technique empêchent celui-ci d’avancer. Des défis « impossibles » à surmonter, pour le moment.

Pourtant, la conseillère dans l’arrondissement Sud-Ouest, Véronique Fournier, croit le contraire. « Depuis le début des années 2000, nous avons changé nos règlements. Les terrasses sont accessibles sur les grandes artères et nous agrandissons d’année en année la zone où ce règlement s’applique. »

Une motion déposée lundi au conseil municipal

Du côté de l’opposition officielle, on prévoit déposer une motion lundi le 16 mai au Conseil municipal de Montréal. La chef de Vision Montréal, Louise Harel souhaite contraindre les arrondissements à modifier leur règlement afin de rendre les terrasses accessibles à tous.

« Après nos revendications de l’été dernier, on croyait qu’on pourrait aller sur les terrasses cette année », indique Mme Parent, déçue. Elle n’entretient pas beaucoup d’espoir de prendre une consommation sur une terrasse du coin de ci tôt.

L’avenue Mont-Royal compte plus d’une dizaine de terrasses sur plateforme inaccessibles aux personnes à mobilité réduite.

 
 

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