24 HEURES - Le mercredi 19 décembre 2018

Campagne antitabac

Au pas de course contre la fumée

11/11/2010 14h22 - Mise à jour 11/11/2010 15h24

Le joggeur Errol Povah, apparaît ici en compagnie de la faucheuse, symbole associé au haut taux de mortalité des fumeurs.
PHOTO Étienne Laberge 24H
Que feriez-vous pour convaincre la jeunesse de ne jamais fumer? Le retraité Britanno-Colombien et activiste antitabac, Errol Povah, s’est posé la même question avant de décider qu’il traverserait le pays d’un océan à l’autre au pas de course en dénonçant les politiques des cigarettiers.

Le résidant de Victoria, en Colombie-Britannique, court l’équivalent d’un marathon par jour depuis le 31 mai uniquement pour sensibiliser les jeunes à ne pas toucher à la cigarette.

Décidé à économiser les frais de chambre d’hôtel, il dort dans sa minifourgonnette. « Je cours une vingtaine de kilomètres, puis je reviens sur mes pas vers la van pour un total de 42 km. Le lendemain, je prends mon véhicule et roule 20 km plus loin », a expliqué.

Jeudi, l’athlète dans la cinquantaine a fait un arrêt à Montréal, après 5 000 km de jogging, devant les bureaux d’Imperial Tobacco. Une délégation antitabac, avec dans leurs rangs une trentaine de jeunes du collège Charlemagne, l’y ont accueilli en hurlant des encouragements et en le félicitant de son exploit.

La jeunesse dans la mire

« Les commerçants de tabac continuent de se moquer de la santé publique en moussant des produits toujours plus attrayants pour les jeunes », a-t-il lancé au rassemblement principalement constitué d’élèves du secondaire.

Maxime Roderbourg, un élève de la Gang allumée de son école, se dit surpris de la ténacité du coureur. « Il est très courageux de courir, car ce matin, il fait très froid. »

Errol Povah est loin d’avoir déposé ses bagages puisqu’il partait en direction de New-York dès vendredi. Direction : le siège social de l’entreprise internationale Philip Morris à 700 km de Montréal.

« J’espère que j’aurai un aussi bon accueil qu’ici », s’enthousiasme-t-il en pointant le groupe autour de lui.

Une épreuve en soi

La durée de son périple l’a en partie obligé à faire le trajet seul.

Malgré l’aspect spectaculaire de sa randonnée, il refuse de considérer son geste comme unique en son genre. Il rappelle que Terry Fox (5 373 km, jogging), Steve Fonyo (7 924 km, jogging) et Rick Hansen (40 000 km en fauteuil roulant) on fait la même chose, sinon en mieux que lui étant donné leur handicap.

etienne.laberge@24-heures.ca

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